Le chat comme thérapeute

Si Philippe Geluck fait parler son Chat, une thérapeute d’Orbais fait parler ses patients aux chats. Elle présente la «ronron thérapie».

Corinne Derenne est thérapeute. Dans son cabinet d’Orbais, elle reçoit donc des patients. Jusque-là, rien d’original. Mais Corinne Derenne aime aussi les chats, depuis sa prime enfance comme elle le précise. Dès lors, il y a un an, une idée lui est venue: «Elle vient du constat que pas mal d’animaux sont utilisés comme “assistants” dans certaines thérapies. La plus connue est l’hippothérapie. De plus, des médecins conseillent parfois un animal de compagnie à leurs patients enfermés dans la solitude. Dès lors, je me suis demandé si le chat qui aime se faire dorloter par l’homme n’offrirait pas un bien-être à celui-ci. La médecine traditionnelle doit parfois se poser la question de savoir si ces thérapies parallèles ne peuvent lui venir en aide.»

Et Corinne Derenne a lancé la «ronron thérapie». Selon elle, le ronron du chat est apaisant et calmant et agit sur le stress. La thérapeute a d’ailleurs recherché une race de chats réputée pour sa douceur et son calme. «J’ai choisi des “british long hair”. J’en ai six qui ont leur petit coin à l’extérieur mais qui se sentent aussi très bien à l’intérieur.»

Les personnes atteintes d’une trop grande timidité peuvent aussi se confier aux chats et leur communiquer leurs problèmes, cela sans la crainte d’une réponse contraire voire blessante.

Corinne Derenne assure même que cette relation homme-chat a un effet sur le rythme cardiaque et qu’elle permet de libérer les émotions.

Peut-on y croire? Au fait, si on regarde autour de soi, dans la vie de tous les jours, on trouve facilement des gens qui ont une relation parfois très affective avec leur chat. En attendant, Corinne Derenne, elle, y croit dur comme fer.

Les 28 et 29 mars, Corinne Derenne recevra les visiteurs venus à Perwez à l’occasion du week-end Wallonie Bienvenue.

Célina de Saint-Pétersbourg

Si elle pouvait parler, Célina, cette mignonne chatte de quelques semaines, pourrait raconter que ses congénères sont partout en Europe, y compris dans la lointaine Russie. C’est d’ailleurs dans la cité fondée par le tsar Pierre le Grand, Saint-Pétersbourg, que Corinne Derenne est allée chercher cette chatte golden. « Les autres animaux de notre élevage viennent de France, mais il nous manquait une compagne de la couleur du mâle Jadow. Via notre réseau, nous en avons déniché une en Russie et nous en avons profité pour visiter la ville lorsque nous nous sommes rendus là-bas pour la prendre. La ville a de très beaux monuments, les gens sont très accueillants mais la ville est très polluée. ». Pour l’instant, l’animal, arrivé récemment, est encore en quarantaine.

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