Eléphant rose, découverte du premier éléphant dépigmenté

Il est rose comme un bonbon : l’éléphant a été découvert par hasard dans un parc sud-africain. Les explications d’un généticien.

Ils n’en sont pas encore revenus. Lors de leur séjour au parc Krueger (Afrique du sud) un couple de touristes néerlandais, Mme et M. Dronkaard, a surpris au bout de son téléobjectif un éléphant à l’étrange pigmentation. « C’était vraiment une expérience inoubliable, témoigne la quinquagénaire auprès du journal local Wetenschap en Toekomst. J’ai d’abord crû à une illusion de mes sens : le Soleil tape fort sous ces latitudes », sourit la « découvreuse ». Mais il a fallu se rendre à l’évidence, c’est bien un pachyderme rose qu’héberge le parc, le seul en son genre. Les clichés sont en effet passés sous l’œil expert du professeur John B. Abar, du parc Krueger, chercheur à l’IGP (Institut de Génétique Pachydermique) du Cap, qui a confirmé la réalité de l’existence de l’éléphant.

Eléphants roses

Mais par quel prodige la robe de Rosetta, comme l’animal a été illico baptisée par les Dronkaard, également férus d’astrophysique, se pare-t-elle d’une si agréable couleur ? « Il doit s’agir d’une dépigmentation congénitale, la peau de l’éléphant étant à l’origine rose, explique le professeur B. Abar. De fait, au moment du développement de l’embryon, l’embryogenèse, le gène W – pour white – bloque la migration des cellules responsables de la pigmentation dans tout le corps. Non pigmentée, la peau reste rose ». Le phénomène, qui s’explique aisément en théorie, est en réalité rarissime. Il faut en effet que le petit hérite du gène W de ses deux parents. Or les troupeaux d’éléphants sont constitués uniquement de femelles qui ne se reproduisent qu’avec des mâles solitaires, généralement très éloignés sur le plan génétique. Ce qui explique que Rosetta soit le seul éléphant rose jamais répertorié par les scientifiques. Lequel a même reçu le nom scientifique de Loxodonta depardeus.

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