Les capucins punissent ceux qui ont plus de nourriture

Comme les humains, les petits singes à queue montrent une aversion pour l’inégalité et peuvent se montrer malveillants envers les plus âgés, montre une étude américaine.

INÉGALITÉ

Jaloux et teigneux, le capucin à houppe noire ?
Des chercheuses des universités de Yale et Harvard, aux Etats-Unis, viennent de montrer que ce petit singe à queue du Brésil punissait systématiquement le congénère qui recevait plus de nourriture qu’eux.
Peu importe que le capucin mieux nanti ait volé ou reçu gracieusement un surplus de pitance.

« Contrairement aux chimpanzés ou aux humains, les capucins bruns ne se préoccupent pas de l’intentionnalité de l’autre, analyse la psychologue Laurie Santos, de l’université de Yale, qui cosigne l’étude dans le Journal of Human Evolution. Ils sanctionnent juste l’inégalité « .
C’est la première fois qu’un tel comportement -la punition de l’autre simplement parce qu’il a plus- est démontrée chez un primate non-humain.
Ce travail montre qu’il a des origines très anciennes.

Spécialiste de « Monkeynomics », Laurie Santos travaille sur les origines évolutionnaires des comportements -irrationnels ou non- des primates humains et non humains.
« La punition est un mécanisme de régulation sociale répandu dans les groupes où la coopération est essentielle, comme chez les humains,rappelle t-elle.
Mais punir prend du temps et peut être coûteux, en terme d’énergie, et risqué, si l’autre a envie de se venger ».

« Leur face claire, c’est l’aversion de l’inégalité. Leur côté plus obscur, c’est la malveillance »

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